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Cette recherche consiste d'une part, à cerner les types d'usages d'Internet ainsi que leur intensité auprès des étudiants iraniens et français, et d'autre part, vise à découvrir une éventuelle dépendance à Internet auprès des enquêtés. De plus, cette étude cherche à mesurer la part d’Internet dans la vie quotidienne des étudiants par rapport aux autres médias. Aussi, cherche-t-elle à classifier principalement les types d’usages (les fonctions) les plus répandues des internautes et leur taux de satisfaction. La base expérimentale de cette comparaison est constituée par deux enquêtes quantitatives par le moyen du questionnaire, l’une réalisée en Iran et l’autre en France sur un échantillon de 300 étudiants du 1er cycle en 2010. D’après les résultats obtenus, nous avons constaté que les répondants iraniens utilisent Internet plutôt pour la recherche d’information et ensuite pour la communication et le divertissement tandis que les répondants français surfent plutôt dans des buts communicatifs, et les fonctions informationnelles et de divertissement occupent respectivement les deuxième et troisième places. L’étude confirme que les répondants français fréquentent plus Internet pour les études scolaires que leurs collègues iraniens.
Auteur(s) : FATUREHCHI, Mohammad Mahdi
Type : affiche
Bloc : (J5-1) Communications par affiches



TYPOLOGIE DES USAGES ET DE LA DÉPENDANCE

DES INTERNAUTES IRANIENS ET FRANÇAIS


(Étude comparée : Université de Téhéran et Université de Paule Verlaine (Lorraine)-METZ)


Mohammad Mahdi Faturehchi

Etudiant de l’Information et de la communication

CREM (Centre de recherche sur les médiations)

Université-Paul Verlaine- Metz /France

mmfatorehchi@yahoo.fr



Résumé


Cette recherche consiste d'une part, à cerner les types d'usages d'Internet ainsi que leur intensité auprès des étudiants iraniens et français, et d'autre part, vise à découvrir une éventuelle dépendance à Internet auprès des enquêtés. De plus, cette étude cherche à mesurer la part d’Internet dans la vie quotidienne des étudiants par rapport aux autres médias. Aussi, cherche-t-elle à classifier principalement les types d’usages les plus répandues des internautes et leur taux de satisfaction. La base expérimentale de cette comparaison est constituée par deux enquêtes quantitatives par le moyen du questionnaire, l’une réalisée en Iran et l’autre en France sur un échantillon global de 300 étudiants du 1er cycle en 2010. D’après les résultats obtenus, on a constaté que les répondants iraniens utilisent Internet plutôt pour la recherche d’information et ensuite pour la communication et le divertissement tandis que les répondants français surfent plutôt dans des buts communicatifs, et les fonctions informationnelles et de divertissement occupent respectivement les deuxième et troisième places. Aussi, les Iraniens sont plus dépendants à Internet que les Français. Mais ces derniers sont plus satisfaits d’Internet que les Iraniens. L’étude confirme que les répondants français fréquentent plus Internet pour les études scolaires que les Iraniens, et elle nous révèle aussi qu’il y a une corrélation entre la durée d’usage d’Internet dans des buts scolaires et le taux d’usage de journal. Aussi, il existe une relation significative et une corrélation élevée entre le genre et la fonction d’usage d’Internet auprès des répondants français.



Mots clés - Internet, internautes, usages, dépendance, étudiants.









  1. Préambule

Internet est un objet neutre tandis que la manière dont il est utilisé est un facteur déterminant et important ; s’il est utilisé positivement et de bonne manière, il facilite le développement éducatif des internautes, mais à l’inverse, il peut aboutir à de mauvais usages et peut engendrer de nombreux problèmes pour les utilisateurs. Il semble que « dès le début de la popularité d'Internet, des problèmes associés à son usage ont été soulevés, ce qui a grandement alimenté l'intérêt des médias. Plusieurs recherches ont tenté de décrire l'usage problématique d'Internet (UPI), d’en expliquer les causes, de faire des liens avec des difficultés similaires ou de suggérer des pistes de solution, sans toutefois que les chercheurs en arrivent à un consensus sur le sujet » (Lajoie, 2007 : 149). Le résultat de l’étude de Frenette (2005) selon lequel «  l’Internet est vécu à la fois comme une solution et comme un problème »; Il peut tantôt répondre aux désires communicatif et informatifs et se convertir en un moyen de divertissement pour les jeunes adultes; Néanmoins, il peut aussi entrainer des problèmes comportementaux comme la dépendance empêchant ainsi des internautes de s’occuper à leurs études scolaires d'autant plus que d’après Carmagnat (1996) que le milieu universitaire est plus favorable aux pratiques de divertissement que le milieu professionnel.

2. Problématique

Aujourd'hui une part considérable des internautes dans le monde est formée de jeunes adultes qui consacrent beaucoup de leur temps à Internet, notamment les réseaux sociaux. En prenant en considérant les conséquences des usages excessifs d'Internet (qui glissent vers la dépendance et diminuent le temps consacré aux études scolaires) et afin de saisir les comportements des internautes ainsi que les modèles de leurs usages, nous nous somme penchés sur ce phénomène auprès des jeunes étudiants. La connaissance réelle et pratique des besoins de la nouvelle génération impose au chercheur d’aborder l'usage des TIC du point de vue de la sociologie et de la psychologie et de s'interroger sur les facteurs qui déterminent le comportement des Internautes. Notre objectif général consiste à observer les usages d’Internet et de définir leurs types auprès des étudiants des deux pays tout en essayant de comprendre s’il y a une corrélation entre les différents variables retenus. Aussi cette étude cherche à définir les comportements d'addiction des étudiants au regard des études scolaires.

Considérant qu'il devient toujours plus évident que certains types d'usages peuvent se révéler problématique et que les jeunes étudiants sont les premiers utilisateurs d’Internet, nous avons essayé de rendre compte, au moyen d'une enquête quantitative, des modalités d’usages et de dépendance à Internet auprès des étudiants de ces deux universités. À travers des études comparées des différentes normes des deux sociétés, nous pouvons constater à quel point les comportements et les types d’usages de jeunes Internautes de deux pays sont identiques ou différents. L’approche de « l’usage et la satisfaction » constitue un fondement principal dans cette étude, car elle introduit au centre des préoccupations la question des usages d’Internet. Un autre billet méthodologique consiste à mobiliser l’approche d’« usage et de dépendance » de Rubin et Windahl qui nous amène à nous focaliser de manière pertinente sur l'impact de l’usage excessif et non facultatif et qui aboutit à une sorte de dépendance empêchant les étudiants de continuer leurs études scolaires.


3. Méthodologie

Notre démarche s’inscrit dans le cadre de la méthode comparative et quantitative. Cela signifie que cette étude nous somme amenés à comparer les différents types d’usages d’Internet auprès des étudiants de deux universités en Iran et en France. Le soubassement empirique de cette comparaison est constitué des deux enquêtes, l’une réalisée en Iran et l’autre en France. Afin de mettre à l'épreuve nos hypothèses de recherche, nous avons mené une enquête de terrain auprès d’un échantillon de 150 étudiants de la faculté des sciences humaines et des arts de l’université Paul Verlaine de Metz (actuellement université de Lorraine), et puis nous avons réalisé la même enquête auprès d'un échantillon 150 d’étudiants de trois facultés des science humaines et des arts, situés sur les deux principaux campus de l’université de Téhéran.

L’outil choisi pour recueillir les données est un questionnaire quantitatif et anonyme. Le questionnaire a été établi en fonction du contexte d'utilisation des internautes, et des trois principaux types de fonction d'Internet (la communication, la recherche d'informations, et le loisir). Il comporte 52 questions (y compris deux échelles de satisfaction et de dépendance). Les résultats quantitatifs finaux sont le fruit de traitements statistiques réalisés sur l'ensemble des données recueillies au moyen du questionnaire. Les analyses ont été effectuées à partir des tableaux de fréquence et du croisement de variables concernés pour lesquels le test du Chi2 a été calculé systématiquement.

4. Les résultats de l’enquête

D’après les résultats obtenus de l’enquête (figure 1 et 2), on constate que la fonction informationnelle est la plus répandue auprès des répondants iraniens et la fonction communicationnelle, la plus répandue auprès des répondants français.

Le figure1. Le figure 2.

Les fonctions d'Internet les fonctions d’Internet

auprès des répondants iraniens auprès des répondants francais


Les enquêtés iraniens utilisent donc Internet plutôt pour la recherche d’informations (la fonction informationnelle). Pour ces internautes, la fonction communicative et celle de divertissement viennent respectivement en deuxième et troisième position, En revanche, les enquêtés français utilisent la toile plutôt dans le but de communiquer. La fonction informationnelle et celle de divertissement occupent respectivement la deuxième et troisième place.

En comparant les résultats de l'échelle de satisfaction, on note que les répondants français, avec une différence relative de 5.7 % sont plus satisfaits de leur usage d’Internet que les répondants Iraniens. De même, suite de réalisation d’un teste d’Orman (Afin de mesurer le taux de dépendance des internautes à Internet), on conclut que très peu des répondants de deux pays (environ moins de 10%) ont une forte dépendance à Internet. Pourtant le résultat de notre enquête montre que les répondants iraniens sont plus dépendants à Internet que ceux d’France (avec une petite différence : 10.3 % contre 7.3 %).

Figure 3. L’intensité de dépendance Figure4. L'intensité de dépendance

des enquêtés iraniens en des enquêtés iraniens en fonction

fonction de scores obtenus de scores obtenus


Par ailleurs, en comparant les résultats obtenus sur les deux échantillons, nous avons également constaté que par rapport aux iraniens, les enquêtés français profitent plus d’Internet pour leurs études scolaires. Aussi, selon le résultat obtenu, il existe une corrélation significative entre le sexe et la fonction d’usage d’Internet seul auprès des répondants français.

Enfin, dans le tableau qui suit afin de comparer la pace d’Internet par rapport aux autres médias, on a dressé les résultats obtenues concernant le pourcentage d’usage de radio, de télévision, de journaux et de livres dans quatre colonnes séparées et nous les avons mis en constate avec la durée d’usage d’Internet .




Le tableau 1. La durée d’usage des média par jour par rapport à

Internet auprès des répondants Iraniens et français




La durée d’usage

de média








Internet

Radio

Télévision

Journaux

Livres

Moins de 1 heure

Ir

Fr

Ir

Fr

Ir

Fr

Ir

Fr

Ir

Fr

30%

20/7

98%

89/3

59/4

59/7

88/7

90/3

39/3

72/6












Entre 1 et 2 heures

40/3

39/3

2%

8/7

29/3

24/8

10%

7/7

31/3

19/3












Entre 2 et 3 heures

17/3

24/7

__

2/1

6%

8/1

0/7

1/4

15/4

5/2

Plus de 3 heures

3/3

15/4

__

__

5/3

7/4

0/7

0/7

14%

3%












Total

100%

100%

100

100

100

100

100

100

100

100



En nous référant aux résultats illustres dans ce tableau, on peut affirmer qu'il y a une corrélation significative entre la durée d'usage d'Internet dans des buts scolaires et la durée d'usage de journal. D'après ces résultats, on déduire que les enquêtés qui naviguent sur Internet dans le cadre de leurs études scolaires préfèrent les journaux aux autres médias comme la radio et la télévision; pour beaucoup de monde, ces medias ont plutôt une fonction de divertissement.

Un aperçu sur les résultats descriptifs de l’enquête

  • Environ un tiers des répondants Iraniens et français sont satisfaits d’Internet ;

  • Pour utiliser les réseaux sociaux, les enquêtés français surfent trois fois plus sur Internet que les Iraniens ;

  • Deux tiers des enquêtés iraniens et français n'ont jamais visité des sites web pornographiques ;

  • Plus de deux tiers des enquêtés iraniens et la moitié des enquêtés français n'ont jamais joué en ligne; 

  • Le milieu universitaires est le lieu principal d’accès à Internet pour les enquêtés iraniens alors que pour les enquêtés français, c'est le domicile ;

  • Les enquêtés français fréquentent plus internet dans des buts scolaires que les enquêtés iraniens ;

  • Deux tiers des enquêtés iraniens et plus de 90% des français possèdent un ordinateur ;

  • Un tiers des enquêtés iraniens ne disposent pas d’ordinateur à domicile, tandis que tous les répondants français en possèdent ;

  • Les personnes possédant un ordinateur portables sont deux fois plus nombreuses dans l'échantillon français que dans l'échantillon iranien;

  • Seul 19% des enquêtés iraniens et un tiers des enquêtés français pratiquent les possibilités audiovisuelles en tant qu'une des trois premières priorités ; 

  • Les enquêtés français pratiquent le chat et le forum deux fois plus que les enquêtés iraniens ;

  • Les enquêtés français surfent plus sur Internet pour consulter des sources scientifiques que les internautes iraniens ; et les enquêtés iraniens utilisent Internet pour la recherche d’Information plus que les Français.



5. Conclusion et la perspective

Selon des résultats les plus importants, le nombre des internautes qui sont dépendants à Internet n’était pas remarquable. En d’autres termes, la proportion de l'addiction à Internet n'était pas significative (environ 10 %). Aussi, nous avons constaté que les répondants iraniens utilisent Internet prioritairement pour recherche des informations communiquer et se divertir, tandis que les répondants français l'utilisent plutôt dans des buts communicatifs, et la fonction informationnelle et celle de divertissement occupent respectivement deuxième et la troisième place. Ainsi, d’après ce résultat, on affirme l’idée de Flichy disant que chaque société valorise de nouvelles pratiques.

Enfin, pour compléter cette étude, il sera pertinent de réaliser des recherches comparatives sur des internautes des autres branches d’études, notamment auprès des étudiants des sciences exactes afin de cerner la différence au niveau des types d’usages d’internet et de dépendance auprès des internautes de ces disciplines. Aussi, ce sera intéressant que les autres chercheurs se penchent, durant des périodes consécutives, sur les types d’usages et les fonctions d’Internet ainsi que les problématiques liés à ce média dans d'autres universités et milieux académiques. Ceci permettra de saisir le processus de formation des types d’usages et d'étudier le rôle croissant d'Internet dans l'émergence des pratiques sociales. Pour enrichir cette étude, les chercheurs en sciences de l'information et de la communication peuvent réaliser des enquêtes de même nature et comparer les types d’usages et de dépendance auprès des internautes français et ceux des autres pays appartenant à des sphères culturelles différents. En d’autres termes, c’est en dépassant le cadre régional et national de tel sujet, que les chercheurs futurs doivent tenter d’étudier les différentes facettes de ce média au niveau international, et son appropriation par les usagers, notamment dans la perspective de l'ère de la culture numérique.


Bibliographie

Carmagnat Fanny (1996). « Une société électronique technicienne face à l'élargissement du réseau», Réseaux n° 77 CENT p 67-90.

Frenette Micheline (2005). « L’appropriation d’Internet par des étudiants universitaire : quels sens pour de nouvelles pratiques ? », PROULX S, MASSIT-FOLLEA F, CONEIN B. (sous la dir. de), Internet, une utopie limitée. Nouvelles rég Filchy Patrice (2008), « Technique, usage et représentations », Réseaux n° 148-149.

ulations, nouvelles solidarités, Les Presses de l’Université Laval, Québec, p167-182.

Lajoie Jaques (2007), « Usage problématique et usage approprié », Revue québécoise de psychologie, Université du Québec à Montréal, 149-159.

Mc Quail Denis (1988), « Mass communication theory, An Introduction», (second edition), Sage publications, London, 1988.

Web sites consultés

http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=PSYT_133_0153

http://www.sfa- ispa.ch/DocUpload/id_cyberaddiction.pdf

http://psydoc-fr.broca.inserm.fr












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